MIGRAINE

Migraine

 

Les principaux coupables

 

La migraine résulte d'un dysfonctionnement des systèmes vasculaire et nerveux. Et incontestablement, la maladie est une affaire familiale. Voici ce qu'on sait des raisons de la migraine. Autrement dit, peu de choses. On en sait davantage sur les événements qui déclenchent les crises, une fois la maladie migraineuse installée.

 

Pour apprivoiser la migraine, et mieux encore la prévenir, il est indispensable de connaître les situations à risque de crise, qui réveillent la maladie.

De nombreux facteurs peuvent les déclencher, dont les patients n'ont pas toujours conscience : manque de sommeil, alcool, règles, stress, chocolat...

 

 

Les facteurs psychologiques

Dans plus de la moitié des cas, ce sont des problèmes psychologiques : une contrariété, une émotion, de l'anxiété, un stress... qui déclenchent la crise. Ce qui entretient d'ailleurs la réputation de la migraine, étiquetée à tort "maladie psychique" dans l'esprit du public. D'autant qu'elle a la particularité de se manifester à des moments bien déterminés chez certaines personnes, systématiquement le week-end par exemple, ce qui gâche le repos et les loisirs de toute la famille.

 

De la répétition naît l'agacement... Et les migraineux ont très souvent l'impression d'être pris pour des "enquiquineurs". La migraine peut encore survenir exclusivement pendant les périodes scolaires et les enfants qui s'en plaignent sont alors soupçonnés d'avoir trouvé le moyen de manquer la classe...

Le manque de sommeil ou à l'inverse l'excès de sommeil, grasse matinée ou sieste, déclenche une crise, qui paradoxalement peut céder avec le sommeil.

 

Une dépression aussi peut augmenter la fréquence des crises. Et la crainte que la douleur (redoutée puisque connue) réapparaisse, ne corrige pas ces troubles de l'humeur.

Les facteurs alimentaires

 

L'alimentation ensuite est jugée "coupable" pour un quart des migraineux, peut-être parce que les nausées et les vomissements, caractéristiques des fortes crises, semblent révéler un problème digestif. Cela dit, le chocolat et les boissons alcoolisées sont des déclencheurs parfaitement repérés des migraineux. Autres situations favorables à la survenue d'une crise, sauter un repas, en particulier le petit déjeuner, diminuer sa consommation de café à l'occasion du week-end, pour les grands buveurs...

 

Les migraineux tolèrent en général mal le tabac, mais celui-ci n'est pas un générateur de crise.

Quant aux odeurs, lumières et autres stimuli, difficile de savoir la part qui leur revient dans la genèse d'une crise... On est sûr en revanche que les migraineux en crise ne les supportent pas.

A chaque migraineux, ses facteurs déclenchants !

 

Habituellement, un seul facteur ne suffit pas pour déclencher une crise, et c'est par exemple la conjonction d'une soirée bien arrosée et d'un coucher tardif, assortis d'un zeste de grasse matinée, qui est un possible détonateur... Enfin, les crises surviennent parfois sans qu'aucun facteur déclenchant n'ait été apparemment activé, de façon tout à fait imprévisible !

Quand le stress monte à la tête

Pour de nombreuses personnes, le stress est à l’origine de fréquents maux de tête.

Deux types de traitements s’offrent à elles : apprendre à gérer leur stress ou encore prendre des antidépresseurs.

Une étude récente indique que chez deux tiers des patients l’association de ces deux traitements permettent de diminuer de moitié l’intensité des céphalées.

 

Deux cent patients étudiés

Le stress étant supposé jouer un grand rôle dans la survenue de ces maux de têtes, différentes techniques de relaxation et de thérapies cognitives ou comportementales ont été proposées. La prise d’antidépresseurs tricycliques s’est également montrée efficace dans certains cas. Une équipe de l’université de l’Ohio* a évalué l’efficacité d’un traitement antidépresseur associé à des thérapies de gestion du stress.  Plus de 200 patients qui souffraient de céphalées de tension, 26 jours par mois en moyenne, ont participé à cette étude pendant huit mois. Certains ont été traités par un antidépresseur tricyclique seul, d’autres par un placebo ou par thérapies de gestion du stress associées à un placebo, et d’autres enfin par ces thérapies associées aux antidépresseurs.

Pour les formes sévères

Les antidépresseurs, comme les techniques de gestion du stress, ont eu une efficacité supérieure au placebo. Si l’association des deux traitements ne paraît pas agir sur la fréquence des céphalées, en revanche pour 64 % des personnes traitées, l’intensité des maux de tête avait diminué de moitié, alors que ce n’était le cas que pour 38 % des malades sous antidépresseurs seuls et pour 35 % de ceux traités uniquement par thérapie de gestion du stress. Ces résultats semblent encourageants pour les personnes souffrant de céphalées fortes malgré le suivi de l’un ou l’autre de ces traitements.

Il faut rappeler toutefois que les antidépresseurs ne sont pas dépourvus d’effets secondaires (somnolence, sécheresse de la bouche, constipation...) et que leur utilisation ne peut être envisagée que pour traiter des céphalées vraiment gênantes et seulement après échec des autres traitements.

Les hommes face au stress

Les hommes ne sont pas épargnés par le stress ! Hormones, caractère… quels sont les facteurs favorisants chez ces messieurs ? Quelles menaces fait peser cette anxiété croissante sur leur santé ? 

 

Vraiment trop stressé ?

Travail, couple, enfants… les origines du stress sont nombreuses.

Cette maladie particulière peut avoir des répercussions plus ou moins graves.

Qu'est-ce que le stress : une réaction normale ou une conséquence liée à notre mode de vie ? Découvrez comment ne pas glisser de la simple phase d'alarme à celle de l'épuisement.

L'origine des douleurs est souvent causée par le rétrécissement et la dilatation des vaisseaux sur l'un des lobes cérébraux

En France on estime que 10 % de la population souffre de crises migraineuses. Ce mal affecterait surtout les femmes de 10 à 45 ans. 

 

Il existe deux types de migraines : La commune et l'ophtalmique.

Migraine commune

La migraine commune est une céphalée dont les symptômes s'amplifient au moindre bruit ou mouvement. Elle commence souvent au réveil entraînant des nausées et des vomissements. Les signes annonciateurs de la crise ne trompent pas la personne qui en souffre.

En quelques heures les douleurs deviennent de plus en plus vives et enveloppent la moitié du crâne.

La photophobie (intolérance à la lumière) ainsi que la phonophobie (intolérance au bruit) sont les signes qui accompagnent la migraine.

Dans la plupart des cas, la migraine est héréditaire, mais le stress, les changements hormonaux (ménopause, grossesse, menstruation) ainsi que les variations climatiques peuvent être des facteurs déclenchant.

 

Migraine ophtalmique

ü La migraine ophtalmique touche surtout le champ visuel. 

ü Des phénomènes sensoriels nommés Auras précèdent la crise : 

ü Points scintillants (phosphènes), lignes lumineuses, éclairs, mouches allant dans tous les sens (myodésopsies).

ü La vue peut se troubler temporairement.

ü Des troubles de la sensibilité peuvent se manifester (bouche sèche, fourmillements, picotements). 

ü Certains cas plus rares doivent être diagnostiqués : troubles psychiques, troubles du langage, hémiplégie transitoire, paralysie, hallucinations.

ü Si les symptômes persistent au delà de 72 heures ou si les crises se répètent trop souvent, un examen neurologique ainsi qu'un scanner cérébral sont à pratiquer.

 

Prévention des crises

Les crises sont différentes d'un individu à l'autre et sont provoquées par des facteurs qui ne sont pas toujours faciles à détecter. A l'extérieur on reconnaît que l'alcool, le tabac, sont des facteurs facilitant les crises ainsi que le stress, la luminosité intense, les odeurs fortes et les aliments comme le chocolat et certains fromages.

Pour que la crise se passe dans les meilleures conditions sans que celle-ci s'aggrave, il est impératif que le patient se détende au maximum en visant le calme, le repos loin du bruit et des lumières. Ne faites pas de gestes brusques, allongez vous bien confortablement sur votre lit en appliquant du froid sur la tête. Vous pouvez pratiquer des techniques de relaxation ou prendre une douche chaude ou froide ou un bain relaxant.

 

Quelles huiles essentielles pour les maux de tête ?

Il y a plusieurs huiles essentielles qui luttent contre le stress et les tensions nerveuses qui peuvent être une cause  de migraine. Elles sont à appliquer en massage sur les points réflexes et à diffuser dans les pièces de vie. On parle le plus souvent des huiles essentielles de lavande vraie, de petit grain bigarade ou de basilic (un antispasmodique puissant).

L’huile essentielle la plus connue pour le mal de tête est cependant l‘huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) qui est à appliquer en massage doux sur les tempes ou à la base du crâne plusieurs fois par jour dès que la douleur est là. Son effet « glaçon » est relativement antalgique et permet de soulager l’inconfort. On utilise pour cette technique l’huile essentielle de menthe poivrée pure ou diluée à 30 ou 50 % dans une huile végétale. Les femmes enceintes et les enfants en bas âge doivent cependant strictement éviter cette huile essentielle.

C’est une friction bio à base d’huiles essentielles de menthe poivrée (pour la douleur), de basilic, de petitgrain, d’ylang ylang et de camomille noble (pour la tension nerveuse et tissulaire).  Les huiles essentielles sont ici diluées dans des huiles végétales de macadamia, de nigelle et de millepertuis pour une action encore plus harmonisante. On masse deux à cinq gouttes sur les tempes, le haut du front ou la nuque et, hop, l’inconfort est atténué.

Quel que soit votre choix aromatique, pensez à masser gentiment la zone concernée, à répéter l’application autant de fois que nécessaire, tout en respectant cependant les précautions d’usage des produits choisis.

 

 Pour être en conformité avec la réglementation en vigueur relative à l’exercice illégal de la médecine prévue par l’article l.378 du code de la santé publique, je tiens à informer que je ne suis pas Médecin et ne prescris aucune ordonnance médicale.

Ce n'est pas un acte Médical, ni une méthode de substitution de la médecine officielle. Elle en est un  complément  et  possède l’avantage d'être compatible avec tout traitement médical. Ne  jamais  arrêter  un  traitement  médical  sans  l’accord  de  votre médecin.