BOULIMIE

LA BOULIMIE

 

Le trouble psychique de la boulimie et ses causes

 

La boulimie est un trouble psychique caractérisé par un appétit excessif et l’ingestion de grande quantité de nourriture (avec ou sans vomissements). C’est une maladie avec une répartition de 83% de femmes et 17% d’hommes et l’age moyen est entre 18 et 20 ans.

Les statistiques de la boulimie en France :  En 1990, seulement 0,9 % de la population féminine était boulimique. Aujourd’hui environ 2 % de la population féminine

On compte environ 225 000 femmes boulimiques en France et le nombre augmente avec les années.

La boulimie est 10 fois plus fréquente que l’anorexie mentale chez les adolescents.

La différence entre la boulimie et l’hyperphagie : Il ne faut pas confondre la boulimie et l’hyperphagie. Une personne hyperphagique n’adopte pas après la suralimentation de vomissements. Ainsi, une personne boulimique conserve en général un poids normal, alors qu’une personne avec de l’hyperphagique se dirige le plus souvent vers l’obésité.

 

Les causes de la boulimie : Les causes sont multiples, il y a des causes inductrices et des circonstances déclenchantes ou facilitatrices.

La présence ou l’absence d’une mère (figure nourricière) aimante ou non, le type de nourriture donné à l’enfant, l’apprentissage ou non à de bonnes habitudes alimentaires sont autant de facteurs déterminants dans les causes de boulimie chez un jeune enfant.

 

Le stress, les traumatismes divers et autres difficultés de la vie sont également des causes importantes de boulimie. Un divorce chez les parents d’un ou d’une adolescent(e), des problèmes scolaires, un sentiment d’être mal aimé, un sentiment de rejet, etc.

 

Les symptômes de la boulimie :  La personne mange tout et n’importe quoi.  Pour obéir à des pulsions, la personne ingurgite des quantités importantes de nourriture.  La personne se fait vomir.  Acte qui s’exerce seul, à l’abri du regard des autres.  La personne avale souvent sans trop mâcher, ne déguste pas la nourriture et mange très vite.

 

Les trois types de crises chez une personne boulimique :  La pré-crise Un sentiment de tension pénible. Une excitation préalable teintée d’angoisse et d’irritabilité. Un état de manque, de recherche de nourriture.

 La crise en elle-même Une perte de contrôle. Une absorption de milliers de calories en un temps très court. (aliments sucrés et salés) Une sensation de malaises corporels. (notamment abdominaux) Des vomissements provoqués ou automatiques. Après les vomissements, soulagements mais teinté de honte.

 

 La post-crise De la honte, culpabilité, et des regrets. Une volonté de stopper, mais une réelle difficulté d’arrêter car les crises sont devenues habituelles.

 

Comment savoir si on est boulimique ? Un médecin doit déterminer s’il s’agit d’un épisode provisoire, d’ordre réactionnel ou d’un problème de fond qui touche la personnalité du patient. Selon son diagnostic, il prescrira un traitement associant de façons variables tranquillisantes, antidépresseur et coupe-faim ou prescrira une psychothérapie comme solution pour un problème de la personnalité.

 

Troubles alimentaires

Lorsqu’on parle de troubles alimentaires, on pense essentiellement à l’anorexie et la boulimie qui touchent de très nombreuses personnes, principalement des femmes mais des hommes en nombre croissant également.

 

Il me semble que rares sont les personnes qui ont un rapport parfaitement sain à la nourriture. Tellement de choses se jouent dans ce rapport à l’alimentation, dans cet acte de se nourrir. Nous ne prenons pas suffisamment conscience que se nourrir est un acte sacré.

 

Et oui, on va se jeter sur la plaquette de chocolat à la moindre contrariété, avaler ses repas en prenant à peine le temps de respirer entre chaque bouchée, se mettre subitement à jeûner et pas toujours en réponse à un motif juste, rechercher le tout nouveau régime miracle pour perdre des kilos que l’on n’a même pas en trop, se priver de manger par provocation, manger le contenu d’un frigo entier pour compenser d’un grand vide intérieur….

 

Nos comportements alimentaires nous ont été transmis lorsque nous étions enfant. Comment la maman donnait-elle le sein ou le biberon à son bébé ? Comment s’est passé le sevrage ? Quel était le climat familial à table ? Y avait-il de la joie et de la bonne humeur ou était-ce l’occasion d’aborder les sujets qui fâchent ? Les repas étaient-ils pris en silence ou bien y avait il une ambiance communicative ? La famille s’installait-elle devant la télé pour prendre ses repas ? La maman prenait-elle le temps de préparer un dîner avec amour ou bien était-ce pour elle une corvée ? Quels messages étaient véhiculés par la famille ? La diététique était-elle importante ? Trop importante ? Totalement ignorée ?

 

80% des femmes sont au régime…les médias nous imposent une image impossible à atteindre. Les photos des femmes présentées dans les magasines sont retouchées par des infographistes : un peu plus sur les hanches et la poitrine, un peu moins sur le ventre et les cuisses…et voilà ce que les petites filles ont sous les yeux. Image d’un idéal de beauté imposé par qui ? Sommes-nous obligés d’accepter ces dictats ? Je ne crois pas non.

Une voie d’amélioration passe par l’écoute de son corps. Petit à petit, le corps va nous indiquer les aliments favorables ou non. Les attitudes plus justes. Sans excès, sans carences non plus. Un juste milieu, dans la douceur et le respect de son individualité.

 

Beaucoup de fausses croyances circulent aussi autour du manger : Si tu es malade, tu dois manger quelque chose…Les parents vont parfois s’inquiéter de voir ler enfant ne rien vouloir avaler quand il est malade, croire à tort qu’il faut qu’il « prenne des forces ». Au contraire, il peut être bénéfique de laisser le corps se détoxifier par une fièvre, une diète induite par ce moment de maladie, pour passer alors à d’autres énergies.

 

Pour la personne souffrant d’anorexie, il s’agira de travailler sur la blessure de rejet, l’acceptation du fait de prendre sa place, l’estime et l’image valorisée de soi. Pour la personne souffrant de boulimie, il sera bénéfique de prendre conscience de son vide intérieur et de ses manques affectifs. Dans tous les cas, des schémas de dépendance sont à identifier et à soigner. Cela ne se fait pas en deux jours mais progressivement, l’individu peut réharmoniser son rapport à la nourriture et par là même l’amour et le respect qu’il porte à son corps.

Perdre du poids n’est pas toujours nécessaire.

 

Perdre du poids peut aussi signifier perdre le poids que l’on porte sur son dos, les fardeaux, les dénis, les reniements et les ratés de notre vie.

 

Il est clair en tout cas que la plupart des régimes ne donnent aucun résultat. En revanche, quand l’être s’harmonise intérieurement, le corps en bénéficie pleinement.

 Pour être en conformité avec la réglementation en vigueur relative à l’exercice illégal de la médecine prévue par l’article l.378 du code de la santé publique, je tiens à informer que je ne suis pas Médecin et ne prescris aucune ordonnance médicale.

Ce n'est pas un acte Médical, ni une méthode de substitution de la médecine officielle. Elle en est un  complément  et  possède l’avantage d'être compatible avec tout traitement médical. Ne  jamais  arrêter  un  traitement  médical  sans  l’accord  de  votre médecin.